Pourquoi digitaliser votre copropriété en 2025 ?

En 2025, gérer une copropriété avec des classeurs, des courriers recommandés et des tableurs Excel est devenu un handicap. Les syndics bénévoles y consacrent en moyenne 15 à 20 heures par mois — un temps qui pourrait être divisé par trois avec les bons outils numériques.

La digitalisation de la copropriété, ce n'est pas simplement « mettre les documents en ligne ». C'est repenser entièrement la manière dont on communique, gère les finances, organise les assemblées et suit l'entretien de l'immeuble. Et en 2025, le cadre légal pousse fortement dans cette direction.

Ce guide vous accompagne pas à pas : du diagnostic de votre situation actuelle au déploiement complet d'une solution numérique, en passant par le choix du bon outil, la migration des données et l'adoption par tous les copropriétaires.

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Le constat : ce que coûte vraiment la gestion papier

Combien coûte la gestion papier d'une copropriété ?

Avant de parler de solution, mesurons le problème. Pour une copropriété de 20 lots, la gestion traditionnelle génère chaque année :

  • Affranchissement — Convocations AG en recommandé (environ 6 € × 20 = 120 €), appels de fonds trimestriels (1,50 € × 20 × 4 = 120 €), courriers divers (relances, informations) ≈ 80 €. Total : ~320 €/an
  • Impressions et copies — AG (ordre du jour + annexes ≈ 30 pages × 20 exemplaires), PV, relevés, factures. Environ 150 à 200 €/an
  • Temps du syndic — Mise sous pli, dépôt à la Poste, classement, recherche de documents. Au minimum 4 à 6 heures par mois sur ces tâches purement administratives
  • Stockage physique — Archives comptables (obligation de conservation de 10 ans), PV d'AG (5 ans), contrats, diagnostics. Plusieurs cartons qui prennent de la place
  • Risque de perte — Un dégât des eaux, un incendie ou un simple déménagement du syndic peut faire disparaître des années d'archives

Coût total estimé : 500 à 800 €/an + 50 à 70 heures de travail administratif. Un logiciel de gestion coûte généralement moins que les seuls frais postaux.

Quels sont les risques de ne pas digitaliser ?

Au-delà du coût, la gestion papier expose à des risques concrets :

  • Non-conformité réglementaire — Le registre national d'immatriculation, l'extranet copropriétaire (obligatoire pour les syndics professionnels depuis la loi ELAN) et les exigences de traçabilité RGPD sont difficiles à respecter sans outil numérique
  • Conflits et contentieux — Sans historique clair des communications et décisions, les litiges sont plus difficiles à défendre. « Je n'ai jamais reçu la convocation » est un argument classique en contestation d'AG
  • Désengagement des copropriétaires — Les jeunes copropriétaires s'attendent à pouvoir consulter leurs informations en ligne. Un fonctionnement archaïque nourrit la méfiance et le désintérêt
  • Erreurs comptables — La saisie manuelle sur tableur multiplie les risques d'erreurs de calcul, d'affectation et de double saisie

Les 8 domaines à digitaliser dans votre copropriété

1. La comptabilité et les appels de fonds

C'est le cœur de la gestion et souvent le domaine le plus chronophage. Un bon logiciel de copropriété doit gérer :

  • Le plan comptable copropriété — Nomenclature conforme aux normes de l'ARC, avec les comptes spécifiques à la copropriété (charges courantes, travaux, fonds de travaux, avances)
  • Les appels de fonds automatiques — Calcul des quotes-parts selon les clés de répartition et les tantièmes, génération et envoi des appels chaque trimestre
  • Le suivi des encaissements — Rapprochement automatique des paiements reçus avec les appels émis, identification instantanée des impayés
  • Les relances automatisées — Emails ou notifications de relance paramétrables selon l'ancienneté de l'impayé (15 jours, 1 mois, 2 mois)
  • Les documents comptables réglementaires — Grand livre, journal, balance, annexes 1 à 5 exigées en AG, le tout généré en quelques clics
  • Le rapprochement bancaire — Synchronisation avec le compte bancaire de la copropriété pour pointer automatiquement les opérations

Gain estimé : 6 à 10 heures par mois pour un syndic bénévole gérant 20 à 50 lots.

2. La communication avec les copropriétaires

La communication est le premier facteur de satisfaction (ou d'insatisfaction) en copropriété. La digitalisation permet de :

  • Centraliser tous les échanges — Un espace unique où chaque copropriétaire retrouve les messages, annonces et documents qui le concernent
  • Envoyer des notifications ciblées — Informer un bâtiment spécifique d'une coupure d'eau, ou tout l'immeuble d'une date d'AG, sans multiplier les courriers
  • Messagerie intégrée — Échanges directs entre copropriétaire et syndic, avec historique consultable. Plus besoin de fouiller sa boîte mail
  • Tableau d'affichage numérique — Informations pratiques (contacts d'urgence, horaires gardien, règles de tri) accessibles en permanence
  • Suivi des demandes — Chaque signalement (fuite, dégradation, bruit) est tracé avec un statut : reçu, en cours, résolu

Impact : les copropriétés digitalisées constatent une hausse de 30 à 50 % du taux de participation aux AG et une réduction significative des conflits liés au manque d'information.

3. La gestion documentaire

Une copropriété accumule des dizaines de documents essentiels qu'il faut conserver, classer et pouvoir retrouver rapidement :

Documents réglementaires :

  • Règlement de copropriété et ses modificatifs
  • État descriptif de division
  • PV d'assemblées générales (conservation minimum 5 ans)
  • Carnet d'entretien de l'immeuble
  • Diagnostics techniques (DPE, amiante, plomb, DTG)
  • Plan Pluriannuel de Travaux (PPT)

Documents financiers :

  • Budgets prévisionnels
  • Comptes annuels et annexes
  • Factures et contrats (conservation 10 ans)
  • Relevés bancaires
  • Attestations d'assurance

Documents courants :

  • Contrats de maintenance (ascenseur, chaufferie, nettoyage)
  • Devis et bons de commande
  • Correspondances avec les prestataires
  • Déclarations de sinistrés

Un outil de GED (Gestion Électronique de Documents) intégré permet de classer automatiquement ces documents par catégorie et par date, avec un moteur de recherche pour retrouver n'importe quel document en quelques secondes.

4. Les assemblées générales

L'AG est l'événement le plus complexe à organiser. La digitalisation simplifie chaque étape :

  • Convocations dématérialisées — Envoi par email avec accusé de réception (valide légalement si le copropriétaire a donné son accord écrit). Économie : 120 à 200 € de recommandés par AG
  • Vote par correspondance — Formulaire pré-rempli avec chaque résolution, envoyé avec la convocation. Depuis le décret du 2 juillet 2020, tout copropriétaire peut voter par correspondance sans condition
  • Feuille de présence automatique — Calcul instantané des tantièmes présents/représentés, vérification du quorum en temps réel
  • Calcul des majorités — Le logiciel détermine automatiquement si la résolution est adoptée selon la majorité requise (article 24, 25, 25-1 ou 26)
  • Rédaction du PV — Trame pré-remplie avec les résultats de chaque vote, à finaliser et diffuser dans le délai légal d'un mois
  • Visioconférence — Possibilité de participer à distance (si votée en AG article 25), ce qui augmente considérablement la participation

Gain estimé : 8 à 12 heures de préparation économisées par AG, et un taux de participation supérieur de 20 à 40 %.

5. Le suivi de l'entretien et des travaux

L'entretien d'un immeuble nécessite un suivi rigoureux que le numérique facilite considérablement :

  • Carnet d'entretien numérique — Historique complet des interventions, contrats et diagnostics, avec alertes automatiques pour les échéances (ramonage annuel, contrôle ascenseur semestriel, etc.)
  • Signalement d'incidents — Les copropriétaires signalent un problème depuis leur smartphone (photo + description + localisation). Le syndic reçoit une notification et peut suivre le traitement
  • Gestion des prestataires — Suivi des interventions, historique des devis et factures, évaluation de la qualité de service
  • Planning d'entretien — Calendrier partagé des interventions programmées (ménage, espaces verts, maintenance), visible par tous les copropriétaires
  • Suivi du PPT — Progression des travaux prévus dans le Plan Pluriannuel, avec état d'avancement et budget consommé

6. L'espace copropriétaire individuel

Chaque copropriétaire doit pouvoir accéder à un espace personnel sécurisé contenant :

  • Sa situation comptable — Solde du compte, historique des appels de fonds, paiements effectués, éventuels impayés
  • Ses documents personnels — Attestations de charges (pour la déclaration de revenus), appels de fonds, quittances
  • Les documents de la copropriété — PV d'AG, règlement, diagnostics, budget prévisionnel
  • Les informations pratiques — Contacts du syndic, du gardien, des prestataires d'urgence
  • Un module de communication — Pour contacter le syndic, signaler un problème ou poser une question

Cet espace est obligatoire pour les syndics professionnels depuis la loi ELAN (extranet copropriétaire). Pour les syndics bénévoles, c'est un atout majeur de transparence et de confiance.

7. La relation bancaire

La digitalisation de la relation bancaire simplifie considérablement la gestion financière :

  • Compte bancaire séparé — Obligatoire depuis la loi ALUR pour toute copropriété. La gestion en ligne permet de suivre les mouvements en temps réel
  • Synchronisation bancaire — Import automatique des relevés et rapprochement avec les écritures comptables. Fini le pointage manuel ligne par ligne
  • Paiement en ligne — Permettre aux copropriétaires de régler leurs charges par virement automatique ou prélèvement. Réduit les impayés de 15 à 25 %
  • Export comptable — Génération des fichiers nécessaires au commissaire aux comptes (pour les grosses copropriétés) ou à l'expert-comptable

8. Le pilotage et les indicateurs

Un bon outil numérique offre des tableaux de bord qui n'existaient pas en gestion papier :

  • Taux de recouvrement en temps réel — Pourcentage des charges encaissées vs. appelées, avec tendance
  • Évolution des charges — Graphique poste par poste sur 3 à 5 ans, pour identifier les dérives
  • État de la trésorerie — Solde du compte, provisions, fonds de travaux, engagements à venir
  • Suivi des travaux — Budget consommé vs. voté, planning d'avancement
  • Engagement des copropriétaires — Taux d'ouverture des communications, participation aux votes, connexions à la plateforme

Comment choisir le bon logiciel de gestion de copropriété ?

Les 10 critères essentiels à évaluer

Tous les logiciels ne se valent pas. Voici les critères à examiner méthodiquement avant de faire votre choix :

  1. Comptabilité conforme — Plan comptable copropriété, journaux, grand livre, balance, annexes réglementaires. Vérifiez que le logiciel génère les 5 annexes obligatoires en AG
  2. Simplicité d'utilisation — L'interface doit être compréhensible par un non-spécialiste. Testez avec un copropriétaire peu à l'aise avec l'informatique : s'il s'y retrouve, c'est bon signe
  3. Application mobile — Indispensable en 2025. Le syndic bénévole gère souvent le soir ou le week-end depuis son canapé. Les copropriétaires consultent leurs infos sur smartphone
  4. Gestion des AG — Convocations, procurations, vote par correspondance, feuille de présence, calcul des majorités, PV. Le tout doit être fluide et conforme
  5. Communication intégrée — Messagerie, notifications, tableau d'affichage. Évitez les outils qui vous forcent à utiliser un service externe (WhatsApp, email) pour communiquer
  6. Gestion documentaire — Stockage, classement, recherche, partage de documents. Vérifiez l'espace de stockage inclus
  7. Sécurité et RGPD — Hébergement en France/UE, chiffrement des données, gestion des droits d'accès, possibilité d'export des données
  8. Support et accompagnement — Un bon support est crucial les premiers mois. Vérifiez les canaux disponibles (chat, email, téléphone) et les délais de réponse
  9. Évolutivité — Le logiciel doit pouvoir grandir avec vos besoins : ajout de lots, nouvelles fonctionnalités, multi-copropriétés
  10. Rapport qualité/prix — Comparez le coût mensuel au coût annuel de la gestion papier (500 à 800 €). La plupart des solutions sont rentabilisées dès la première année

Les pièges à éviter lors du choix

Attention aux erreurs fréquentes :

  • Le logiciel « gratuit » qui ne l'est pas vraiment — Certaines solutions affichent un tarif d'appel bas mais facturent chaque fonctionnalité en supplément (AG, communications, stockage). Calculez le coût total d'utilisation
  • Le logiciel trop complexe — Un outil conçu pour les syndics professionnels gérant 500 copropriétés sera surdimensionné (et incompréhensible) pour un syndic bénévole
  • L'absence de comptabilité intégrée — Un simple outil de communication ne suffit pas. Vous avez besoin d'une comptabilité conforme aux normes de la copropriété
  • Le verrouillage des données — Vérifiez que vous pouvez exporter vos données à tout moment (comptabilité, documents, historique). Un changement de logiciel ne doit pas signifier une perte de données
  • L'hébergement hors UE — Les données de copropriété contiennent des informations personnelles sensibles. Un hébergement hors Union européenne pose des problèmes de conformité RGPD

Pourquoi TheSyndic est adapté aux syndics bénévoles ?

TheSyndic a été conçu spécifiquement pour répondre aux besoins des syndics bénévoles et des petites copropriétés :

  • Interface pensée pour les non-professionnels — Pas de jargon technique, des parcours guidés, une ergonomie moderne inspirée des meilleures applications grand public
  • Comptabilité conforme et automatisée — Plan comptable copropriété pré-configuré, appels de fonds automatiques, annexes générées en un clic
  • Application iOS native — Gérez votre copropriété depuis votre iPhone ou iPad, avec une expérience fluide et des notifications en temps réel
  • Communication centralisée — Messagerie intégrée, notifications push, espace copropriétaire avec tous les documents accessibles 24h/24
  • Sécurité de niveau professionnel — Hébergement en France, chiffrement des données, conformité RGPD native
  • Tarif adapté — Pensé pour être accessible aux petites copropriétés, sans engagement

Les étapes de la transition numérique : guide pas à pas

Étape 1 : le diagnostic de l'existant (semaine 1)

Avant toute chose, faites l'inventaire de votre situation actuelle :

  1. Listez tous les documents existants — Contrats, PV, règlement, diagnostics, factures, relevés bancaires. Notez leur format (papier, PDF, tableur) et leur localisation
  2. Identifiez les processus actuels — Comment sont envoyés les appels de fonds ? Comment sont suivis les impayés ? Comment communiquez-vous avec les copropriétaires ?
  3. Mesurez le temps passé — Pendant un mois, notez le temps consacré à chaque tâche administrative. Ce sera votre référence pour mesurer les gains
  4. Recensez les coordonnées — Emails et téléphones de tous les copropriétaires, données des lots (tantièmes, clés de répartition), coordonnées des prestataires

Étape 2 : le choix et la configuration de l'outil (semaine 2-3)

  1. Testez 2 à 3 solutions — La plupart proposent un essai gratuit. Testez les fonctionnalités qui comptent le plus pour vous (comptabilité, communication, AG)
  2. Configurez la copropriété — Saisissez les informations de base : nom, adresse, nombre de lots, clés de répartition, tantièmes par lot
  3. Paramétrez la comptabilité — Plan comptable, exercice comptable en cours, budget prévisionnel voté, soldes d'ouverture des comptes copropriétaires
  4. Créez les comptes utilisateurs — Un compte par copropriétaire avec ses données personnelles et ses lots

Étape 3 : la migration des données (semaine 3-4)

C'est l'étape la plus délicate. Procédez par priorité :

Priorité 1 — Les données indispensables :

  • Liste des copropriétaires et leurs lots
  • Clés de répartition et tantièmes
  • Soldes comptables en cours (ce que chaque copropriétaire doit)
  • Budget prévisionnel de l'exercice en cours

Priorité 2 — Les documents essentiels :

  • Règlement de copropriété
  • PV des 3 dernières AG
  • Contrats en cours (assurance, maintenance, nettoyage)
  • Diagnostics techniques à jour

Priorité 3 — L'historique (à migrer progressivement) :

  • PV d'AG plus anciens
  • Factures et devis archivés
  • Correspondances importantes
  • Historique comptable des exercices précédents

Conseil : ne cherchez pas à tout migrer d'un coup. Commencez avec les données essentielles et ajoutez progressivement l'historique.

Étape 4 : l'annonce aux copropriétaires (semaine 4)

La communication sur le changement est cruciale pour l'adoption. Voici un plan type :

  1. Courrier/email d'annonce — Expliquez pourquoi cette transition est bénéfique (économies, simplicité, transparence). Restez concret et positif
  2. Guide de premier pas — Un document simple (1 page) expliquant comment se connecter, consulter sa situation et accéder aux documents
  3. Permanence d'aide — Proposez un créneau (physique ou visio) pour accompagner les copropriétaires les moins à l'aise avec le numérique
  4. Période de double communication — Pendant les 2-3 premiers mois, envoyez les informations importantes à la fois sur la plateforme ET par le canal habituel (email, papier). Cela rassure et habitue progressivement

Étape 5 : le déploiement progressif (mois 2-3)

Ne déployez pas tout en même temps. Suivez cet ordre :

  1. Mois 1 — Communication et documents. Les copropriétaires se connectent, consultent leurs informations et reçoivent les premières notifications
  2. Mois 2 — Comptabilité et appels de fonds. Les premiers appels sont générés et envoyés via la plateforme
  3. Mois 3 — Prochaine AG dématérialisée. Convocations, vote par correspondance et PV via l'outil
  4. Mois 4+ — Fonctionnalités avancées : signalement d'incidents, suivi des travaux, tableaux de bord

Étape 6 : le bilan et l'optimisation (mois 4-6)

Après 3 mois d'utilisation, faites un premier bilan :

  • Taux d'adoption — Quel pourcentage de copropriétaires se connecte régulièrement ? Objectif : 60 % minimum après 3 mois
  • Temps gagné — Comparez avec votre mesure initiale. Les gains sont-ils à la hauteur ?
  • Retours des copropriétaires — Quelles fonctionnalités apprécient-ils ? Qu'est-ce qui manque ? Des difficultés d'utilisation ?
  • Points d'amélioration — Paramétrages à ajuster, processus à affiner, fonctionnalités sous-utilisées à promouvoir

Comment gérer les résistances au changement ?

Quels sont les freins les plus courants ?

Tout changement génère des résistances. Les plus fréquentes en copropriété :

  • « Je ne suis pas à l'aise avec l'informatique » — Souvent exprimé par les copropriétaires seniors. La réponse : les interfaces modernes sont conçues pour être simples. Si quelqu'un sait utiliser un smartphone pour envoyer un message, il saura utiliser l'application
  • « Ça va coûter cher » — Montrez le calcul comparatif gestion papier vs. gestion numérique. Les économies sont presque toujours au rendez-vous dès la première année
  • « Mes données ne seront pas en sécurité » — Expliquez les mesures de sécurité (chiffrement, hébergement en France, conformité RGPD). Les données sont mieux protégées sur un serveur sécurisé que dans un classeur ouvert
  • « On a toujours fait comme ça » — L'argument le plus difficile à contrer. Montrez des exemples concrets de copropriétés qui ont réussi leur transition et les bénéfices obtenus
  • « Le syndic veut tout contrôler » — La digitalisation apporte au contraire plus de transparence. Chaque copropriétaire accède à ses informations et à celles de la copropriété en temps réel

Comment convaincre en assemblée générale ?

Si le sujet doit être voté en AG, préparez votre argumentaire :

  1. Chiffrez les économies — Présentez le coût actuel (affranchissement, impressions, temps) vs. le coût de la solution numérique
  2. Montrez une démo — Rien ne vaut une démonstration en direct. Préparez un scénario simple : « Voici comment vous consulterez vos charges depuis votre téléphone »
  3. Rassurez sur la continuité — Précisez que les copropriétaires qui le souhaitent pourront continuer à recevoir les courriers papier pendant une période de transition
  4. Proposez un test — Demandez un vote pour une période d'essai de 6 mois, avec bilan en AG suivante. C'est moins engageant et donc plus facile à faire adopter

La sécurité des données : un enjeu majeur

Quelles données sont concernées en copropriété ?

Une copropriété manipule des données sensibles au sens du RGPD :

  • Données d'identité — Nom, prénom, adresse, email, téléphone de chaque copropriétaire
  • Données financières — Situation comptable, historique des paiements, impayés, RIB pour les prélèvements
  • Données de propriété — Lots possédés, tantièmes, quotes-parts, actes de vente
  • Communications — Messages échangés, signalements, demandes

Quelles sont les obligations RGPD du syndic ?

Le syndic est responsable de traitement au sens du RGPD. Ses obligations :

  • Registre des traitements — Documenter quelles données sont collectées, pourquoi, combien de temps elles sont conservées et qui y accède
  • Information des copropriétaires — Informer chaque personne de la collecte et de l'utilisation de ses données (mention dans le règlement intérieur ou notice dédiée)
  • Droit d'accès et de rectification — Répondre à toute demande d'accès aux données personnelles dans un délai d'un mois
  • Sécurité des données — Mettre en œuvre des mesures techniques adaptées (mots de passe robustes, chiffrement, sauvegardes)
  • Contrat de sous-traitance — Si vous utilisez un logiciel de gestion (ce qui est recommandé), un contrat conforme RGPD doit encadrer la relation avec l'éditeur
  • Notification de violation — En cas de fuite de données, notification à la CNIL sous 72 heures et information des personnes concernées si le risque est élevé

Comment vérifier la sécurité d'un logiciel ?

Avant de confier vos données à un éditeur, vérifiez :

  • Localisation de l'hébergement — France ou UE obligatoire. Demandez le nom de l'hébergeur (OVH, Scaleway, AWS région Paris...)
  • Chiffrement — Les données doivent être chiffrées en transit (HTTPS/TLS) ET au repos (AES-256 minimum)
  • Authentification — Mots de passe hachés (bcrypt ou Argon2), possibilité d'activer la double authentification (2FA)
  • Sauvegardes — Fréquence des sauvegardes, durée de rétention, possibilité de restauration en cas de problème
  • Politique de confidentialité — Document clair décrivant le traitement des données, les sous-traitants, les droits des utilisateurs
  • Exportabilité — Possibilité d'exporter toutes vos données à tout moment, dans un format exploitable (CSV, PDF)

Le cadre légal de la dématérialisation en copropriété

Ce que dit la loi en 2025

Le cadre juridique est aujourd'hui favorable à la dématérialisation :

  • Loi ELAN (2018) — Obligation pour les syndics professionnels de mettre à disposition un extranet copropriétaire. Pas obligatoire pour les syndics bénévoles, mais fortement recommandé
  • Décret du 2 juillet 2020 — Autorisation du vote par correspondance pour tous les copropriétaires, sans condition
  • Loi du 10 juillet 2020 — Possibilité de tenir l'AG en visioconférence si votée à la majorité de l'article 25
  • Convocations par email — Valides légalement si le copropriétaire a donné son accord par écrit. L'envoi recommandé par voie électronique (avec accusé de réception) est également reconnu
  • Signature électronique — Les contrats et procurations signés électroniquement ont la même valeur juridique que le papier (règlement eIDAS)
  • Archivage numérique — Les documents numériques ont la même valeur probante que les originaux papier, à condition de garantir leur intégrité (horodatage, non-modification)

Quels documents peuvent être 100 % dématérialisés ?

Dématérialisation complète possible :

  • Appels de fonds et avis d'échéance
  • PV d'assemblée générale
  • Relevés de charges annuels
  • Communications courantes (informations, rappels, annonces)
  • Factures et devis
  • Contrats de maintenance

Conservation de l'original papier recommandée :

  • Règlement de copropriété (acte notarié)
  • État descriptif de division
  • Actes de vente des lots
  • Contrat de syndic signé

Mesurer le retour sur investissement

Comment calculer le ROI de la digitalisation ?

Voici un tableau de calcul simplifié pour une copropriété de 20 lots :

Économies annuelles :

  • Affranchissement supprimé : 250 à 400 €
  • Impressions/copies supprimées : 150 à 200 €
  • Temps syndic économisé (valorisé à 15 €/h) : 100h × 15 € = 1 500 €
  • Réduction des impayés (meilleur suivi) : variable, potentiellement significatif
  • Réduction des conflits (meilleure communication) : difficilement chiffrable mais réel

Total des économies estimées : 1 900 à 2 100 €/an

Coût d'un logiciel de gestion : 100 à 300 €/an selon la solution

ROI : rentabilisé dès le premier trimestre, avec un bénéfice net de 1 600 à 2 000 € par an.

Conclusion : votre plan d'action en 6 semaines

La digitalisation de votre copropriété n'est pas un projet pharaonique. En 6 semaines, vous pouvez transformer radicalement votre gestion :

  1. Semaine 1 — Diagnostic de l'existant : inventaire des documents, mesure du temps passé, recensement des coordonnées
  2. Semaine 2 — Test de 2-3 solutions et choix du logiciel
  3. Semaine 3 — Configuration : copropriété, lots, copropriétaires, comptabilité
  4. Semaine 4 — Migration des données essentielles et upload des documents prioritaires
  5. Semaine 5 — Annonce aux copropriétaires et distribution des accès
  6. Semaine 6 — Premier envoi d'information via la plateforme + permanence d'aide

Les mois suivants, enrichissez progressivement : dématérialisez la prochaine AG, activez les relances automatiques, migrez l'historique documentaire.

TheSyndic a été conçu pour rendre cette transition aussi fluide que possible. Interface intuitive, comptabilité pré-configurée, application mobile, et un accompagnement pour vos premiers pas. La gestion de votre copropriété mérite d'entrer dans le XXIe siècle — et c'est plus simple que vous ne le pensez.